Soutenance de thèse de Eunsung SONG le jeudi 16/07/2026 : Une évaluation approfondie des mesures de la sensibilité individuelle au bruit : de la psychométrie à la psychophysiologie

A comprehensive evaluation of human noise-sensitivity measures: from psychometrics to psychophysiology

Rendez-vous le jeudi 16 juillet 2026 à 9h30

ENTPE – Salle F017 – 3 Rue Maurice Audin – 69120 Vaulx-en-Velin

 

Composition du jury proposé :

  • Mme Catherine MARQUIS-FAVRE - Directrice de recherche ENTPE - Direction de thèse
  • M. Brink MARK - Chargé de recherche Swiss Federal Office for the Environment (FOEN) - Rapporteur
  • Mme Irène VAN KAMP - Chargée de recherche au National Institute for Public Health and the Environment (RIVM) - Rapporteur
  • M. Pyoung-Jik LEE - Maître de conférences Université de Liverpool - Examinateur
  • M. Frédéric MAUNY - Professeur Université de Bourgogne-Franche-Comté - Examinateur
  • M. Etienne PARIZET - Professeur INSA - Examinateur

Une évaluation approfondie des mesures de la sensibilité individuelle au bruit : de la psychométrie à la psychophysiologie

Le bruit environnemental a un impact sur la santé publique, de nombreux résidents de l'UE étant exposés à des niveaux nocifs. Les réactions individuelles varient largement, la sensibilité au bruit étant le principal facteur non-acoustique. Diverses méthodes de mesure de la sensibilité au bruit ont été développées, sans consensus sur une mesure préférée. Ces travaux de thèse abordent cette lacune par : (1) une revue systématique en quatre langues, (2) la comparaison de huit mesures de sensibilité au bruit grâce à une vaste enquête en ligne, et (3) une expérience en laboratoire reliant la sensibilité à la gêne à court terme et aux réponses physiologiques. Chapitre 2 (revue systématique, 71 études) : aucun instrument de mesure ne satisfait tous les critères de qualité ; les preuves concernant la validité inter-linguistique et la fiabilité test-retest se sont avérées être les moins étudiées. Le questionnaire WNSS et sa version courte WNSS-SF ont été bien évalués. Chapitre 3 (enquête en ligne, N = 311, Royaume-Uni) : les huit instruments sélectionnés (WNSS, LEF, NoiSeQ, leurs versions courtes WNSS-SF, LEF-K, NoiseQ-R, et deux échelles de mesure à un seul item) ont montré une cohérence interne et une validité convergente adéquates ; les longs questionnaires ont obtenu les meilleurs résultats pour ces critères, la version courte WNSS-SF étant aussi performante. Tous ces instruments testés étaient modérément corrélés avec la gêne due au bruit à long terme. La sensibilité au bruit n'était pas liée à l'âge, au sexe ni au bruit résidentiel. Chapitre 4 (expérience en laboratoire, N = 65) : les réponses physiologiques (dilatation pupillaire, conductance cutanée) étaient principalement affectées par le niveau de bruit, avec un effet marginal de la sensibilité, quel que soit l'instrument utilisé. Toutes les mesures de sensibilité au bruit sélectionnées à partir de la revue systématique ont montré des inter-corrélations élevées dans l'enquête et des interactions faibles avec les facteurs des paramètres physiologiques mesurés dans l'expérience. De plus, la relation entre sensibilité au bruit et gêne variait selon le type de bruit, à la fois dans l'enquête et l'expérience, suggérant que le choix de la mesure de sensibilité au bruit pourrait être guidé par les objectifs des travaux de recherche.

Noise sensitivity, Noise annoyance, Psychometrics, Systematic review, Psychophysiology, Online survey

Environmental noise affects public health, with many EU residents exposed to harmful long-term levels. Individual reactions vary widely, with noise sensitivity being the most prominent non-acoustical factor. Various ways to measure noise-sensitivity have been developed, but no consensus exists on a preferred measure. This PhD work addresses this gap by: (1) a systematic review of noise-sensitivity instruments conducted across four languages, (2) comparing eight noise-sensitivity measures in a large online survey, and (3) performing a laboratory experiment relating noise sensitivity to short-term annoyance and physiological responses. Chapter 2 (systematic review, 71 studies in four languages): No instrument met all quality criteria; evidence on cross-language validity and test-retest reliability was found lacking. Chapter 3 (online survey, N = 311): All the eight instruments (WNSS, LEF, NoiSeQ, their short forms WNSS-SF, LEF-K, NoiseQ-R, and 2 single-item ratings) showed adequate internal consistency and convergent validity; long questionnaires fared best for these criteria, with the WNSS-SF also performing well. All were moderately correlated with long-term noise annoyance. Chapter 4 (lab experiment, N = 65): physiological responses (pupil dilations, skin conductance) were mainly affected by noise level, with marginal effect of noise sensitivity, regardless of the instrument used. All noise-sensitivity measures selected from the systematic review showed high intercorrelations in the survey and weak interactions with factors of the physiological parameters measured in the experiment. In addition, the relationship between noise sensitivity and annoyance varied by noise type, both in the survey and the experiment, suggesting a choice of the noise-sensitivity measure might be guided by the study purpose.

Mots clés :

Sensibilité au bruit, gêne due au bruit environnemental, Psychométrie, Revue systématique ,Psychophysiologie, Enquête en ligne

Keywords:

Noise sensitivity, Noise annoyance, Psychometrics, Systematic review, Psychophysiology, Online survey,
Date de publication : 15/07/2026
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